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    Je rappelle à ceux qui veulent me lire ailleurs (sur mon blog privé ouvert pour raison d'indiscrétion "familiale") qu'il suffit de me contacter, en haut, à droite)


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  • Le Jeu de Lakévio (VOSTFR, version sous-titrée)

     

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    - Mouaf !  (tu dors ?)

    - Ouaf ! (non, je somnole)

    - Arf arf ! (tu crois qu'on aura encore un nonos aujourd'hui ?)

    - gmurf aouf grmuff  (je sais pas, j'ai perdu le mien hier. Je l'ai enterré dans le jardin et je ne le retrouve plus)

    - Moaf Moaf gmiarf ! (pauvre idiot ! Tous les miens sont sous les hortensias en sécurité)

    - Mouaaf aourf (laisse moi dormir, cette promenade m'a épuisé)

    - Mououarf gmiaourf (cette manie qu'il a de vouloir toujours aller en forêt !) gmourf ouaf ouaf ( et même pas un écureuil à courser quel ennui), mouarfh pfouaf (et après on a les coussinets gelés et boueux)

    - Arf ouaf murff (c'est comme sa baballe, s'il y tient tant pourquoi il la jette partout ? On est toujours obligés de la lui rapporter !)

    - Mouarrrf grrramfff rouahf  (Tu sais, Totor  -quel nom stupide ils t'ont donné !- faut pas chercher à comprendre, ce ne sont que des  humains, maman nous avait prévenus....)


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  • (le jeu de Lakévio)

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    Amelia : " Mais comment est-il entré ?  Comment  ose-t-il s'exhiber ainsi dans un lieu public ! Il faut appeler la Police et  faire enfermer ce malade   ! Imaginez qu'il y ait des enfants ici ! "

    Rosetta : "Beurk ! "


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  • - Comme tu es belle avec ton chemisier de la couleur de tes yeux !

    - Merci Papa, tu es gentil.

    - Mais non je dis la vérité : tu es magnifique !

    - A quoi bon ?

    - Comment ça "à quoi bon " ? Je voudrais te voir sourire, Anaïd, tu es jeune, tu as la vie devant toi.

    - Tu parles...

    - Tu es une très jolie fille et intelligente en plus, regarde ce diplôme que tu viens de réussir haut la main.

    - Tu sais, je n'ai que ça à faire de bûcher mes cours..

    - Justement, maintenant tu es tranquille jusqu'à la rentrée lorsque tu passeras au niveau supérieur, en attendant il faut que tu profites de tes vacances, que tu sortes, je ne sais pas moi, tu pourrais aller au cinéma, visiter une belle ville d'Europe, nous pourrions aller avec toi ou ton frère,  aller à la plage...

    - C'est compliqué..

    - N'importe quoi au lieu de rester assise à lire ou étudier encore !

    - "au lieu de rester assise "? Très drôle vraiment !

    - Oh excuse moi, Anaïd, je ne réfléchissais pas... Je voudrais que tu sois heureuse ma chérie, et pourquoi pas, que tu rencontres quelqu'un de bien .

    - Qui voudrait de moi !

    - Qui ? Mais beaucoup de personnes intelligentes !

    - Arrête Papa, ces discussions me font mal. Ouvre les yeux enfin ! Qui voudrait d'une pauvre fille en fauteuil roulant même avec les plus beaux yeux du monde ! Dans ce domaine ma vie est finie, je le sais bien, tout ce qu'il me reste c'est de décrocher un super job qui m'occupe bien la tête les trente prochaines années, c'est ça ou mettre fin à ses jours...

    - Ma chérie ! Ne dis pas des choses pareilles !

    - C'était mon destin, Papa, on ne l'aurait jamais imaginé hein ? Moi la fille entourée de soupirants qui dansait jusqu'au bout de la nuit, moi la championne d'équitation, moi la skieuse qui laissait tout le monde derrière elle. Maintenant il me reste à m'occuper le cerveau pour ne pas sombrer dans la dépression. Que veux-tu, je me suis trouvée au mauvais moment au mauvais endroit : à trente centimètres près j'étais indemne, à trente centimètres près j'étais morte. A quoi ça tient...

    - Oui il faut voir ça : dans ton malheur tu as eu de la chance, le camion a tué beaucoup de gens.

    - Oui, on va dire comme ça, Papa, j'ai eu de la chance.

     


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  • Paul Rafferty - Hydrangeas contre-jour

     

     

    Ma chérie, assieds toi sur ce fauteuil, il faut que je te parle. Tu vois je t'ai acheté tes fleurs préférées !

    Bon ce que j'ai à te dire n'est pas facile. En fait je repousse depuis six mois mais maintenant ce n'est plus possible. Je sais que tu es une personne courageuse, une battante !

    Voilà, tu l'as déjà rencontrée je crois : Mylène, ma nouvelle secrétaire ? Bon, hé bien je n'irai pas par quatre chemins : nous nous aimons !  Non ! Ne commence pas à pleurnicher, nous sommes des adultes non ? Tu prônes toujours la franchise, alors voilà : je suis franc.

    J'approche la cinquantaine, oui , toi aussi, cette jeune femme est une sorte de bain de jouvence, sa jeunesse...Combien ? Vingt-cinq ans. Ben quoi, elle n'est pas mineure ! Donc je disais sa jeunesse me donne une énergie que j'avais perdue, je me sens prêt à décrocher la lune. D'ailleurs ça se ressent sur mes résultats, le Boss m'a encore complimenté pas plus tard qu'hier ! Ecoute, prends un mouchoir, c'est dégoûtant !

    Les enfants ? Et bien ils se débrouilleront très bien. Je sais que tu es une excellente mère, la meilleure ! tu sauras t'en occuper à merveille, comme toujours ma chérie. Les prendre ? Ah non, je ne te ferai pas une chose pareille. Voyons, Mylène est un peu jeune pour se retrouver avec cinq enfants ! Et puis nous avons l'intention de voyager, comment ferions nous ?

    Je ne voulais jamais voyager ? Mouche toi veux tu ! Hé bien j'ai changé vois-tu ! Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ! Mylène veut aller en Asie et en Amérique du sud. Elle est tellement pleine de vie. Elle me tire vers le haut !

    Contrôle toi voyons ! Ce n'est pas si terrible ! Tout le monde divorce de nos jours ! Rends toi compte comme tu es gâtée : tu resteras dans cette belle maison avec tes enfants pour te tenir compagnie. Du moins dans les premiers temps, après bien sûr il faudra la vendre et chacun pourra s'installer à son goût. Je suis sûr que tu resteras dans cet endroit champêtre, tu aimes tellement la campagne !  Moi j'irai en ville, près de tous ces endroits que Mylène affectionne : les cinémas, les boites de nuit etc.. Je déteste les boites de nuit ? Mais non ! J'y ai repris goût : danser jusqu'à l'aube ça ne me fait pas peur. Si toi tu te sens vieille , pas moi ! Pas du tout ! Je peux te l'assurer aucun de ces freluquets qui lorgnent vers Mylène n'en auront la possibilité. Nous passerons la nuit sur la piste de danse ! Arrête de pleurer ça m'exaspère !

    Qu'est ce qu'elle peut me trouver ? Ma pauvre fille va ! Je te l'ai dit : elle m'a donné une nouvelle jeunesse, quelques rides et quelques cheveux blancs n'ont aucune importance. Prends un autre paquet de kleenex s'il te plaît, tu es lamentable ! Je sais bien que les enfants, du moins au début, vont prendre ton parti, tu les as tellement pourri-gâtés, mais ils évolueront, les ainés en tout cas, et ils vont adorer Mylène Je serai si fier de la leur présenter...Mais je ne veux pas brusquer les choses, nous attendrons que tout s'apaise. Non ! ça ne la fera pas fuir, pas du tout !

    Quoi ? Tu ne me reprendras pas même si je te supplie ? Mais qu'est ce que tu t'imagines ! Notre amour est si grand, si beau !  Il ne finira jamais ! Surtout maintenant que nous allons enfin pouvoir vivre ensemble ! Se réveiller ensemble le matin, s'aimer à n'importe quel moment, excuse-moi pour ce détail, c'est un sujet qu'il vaut mieux ne pas aborder,  se promener la main dans la main. Je me sens comme un jeune homme !

    Quelles ronflements ? Quels maux d'estomac ? Quel lumbago ? Quel régime anti-cholestérol ? Mais ma pauvre fille, ce que tu peux être terre à terre ! Ah tu n'as jamais été une romantique toi !


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