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    Voici une fable de Monsieur de La Fontaine, que chacun connaît bien.

     

    fable cigale_fourmi_epinal_1

     

     

     

     

     

    Je vous propose d'en réécrire l'histoire dans un style différent.

     

    Nouvelle, Témoignage, Théâtre, Intrigue policière, Biographie, Conte, Publicité...

     

    Ou bien, Compte-rendu sportif, Actualité TV, article de presse ...

     

    Vous avez le choix ! 

     

     

     

     Décomposez, recomposez.

     

    Compiliation des oeuvres, lundi !

     

     

     

    Le Commissaire : Nom , Prénom, Profession

     

    Madame Abeille : Abeille, Maya, fabrication de miel

     

    Le Commissaire  : Bien, commençons par le début : c'est vous qui nous avez appelés lorsque vous avez aperçu la victime ?

     

    Madame Abeille : Oui Monsieur le Commissaire, j'étais tellement... tellement choquée.

     

    Le Commissaire : Que faisiez-vous mercredi après midi au 5 rue des Myosotis ?

     

    Madame Abeille : Pas au 5, Monsieur le Commissaire, mais disons dans le coin. Je travaillais. Il n'y a que dans ce coin qu'on trouve encore quelques fleurettes qui résistent au froid. Mes dernières marchandises avant le gel Monsieur le Commissaire.

     

    Le Commissaire : D'accord. Et vous dites avoir entendu une dispute ?

     

    Madame Abeille : Ah ça oui ! Bah, ce n'était pas la première fois, Madame Fourmi, paix à son âme, s'emportait facilement, elle n'était pas commode. C'était une personne qui travaillait dur, alors les feignants, les rêveurs, les contemplatifs, elle ne les supportait pas.

     

    Le Commissaire : Et après qui en avait elle cette fois ci ?

     

    Madame Abeille : Je ne suis pas sûre mais il m'a semblé reconnaître Mademoiselle Cigale, vous savez cette charmante personne qui nous enchante tout l'été sur la place du village de ses danses.

     

    Le Commissaire : Ah.. Mademoiselle Cigale... si gracieuse ... Mais je n'imagine pas ces deux là devisant ensemble, elles n'ont rien en commun, l'une pleine de vie, l'autre si sévère....

     

    Madame Abeille : J'ai ouï dire que la Demoiselle était en difficulté, peut être sera-t-elle allée demander de l'aide ?

     

    Le Commissaire : Nous allons le savoir tout de suite, ma chère, une autre personne avait mentionné son nom, je l'ai convoquée. Entrez Mademoiselle, Nom , Prénom, Profession !

     

    Mademoiselle Cigale : Cigale , Esmeralda, Intermittente du spectacle

     

    Le Commissaire : Mademoiselle Cigale, on nous a rapporté une dispute mercredi avec la défunte Madame Fourmi.

     

    Mademoiselle Cigale : C'est vrai Monsieur le Commissaire, nous nous sommes disputées. Je voulais lui emprunter de quoi vivre cet hiver, elle m'a ri au nez. Elle m'a dit de chanter, comme si ça allait m'empêcher de mourir de faim ! C'est une mauvaise personne.

     

    Le Commissaire : C'était, elle a été retrouvée, peu après votre passage, baignant dans son sang ! Qu'avez vous à dire Mademoiselle ?

     

    Mademoiselle Cigale : Je n'ai rien fait ! Je lui en voulais bien sûr de me refuser quelques miettes de ses innombrables richesses, mais jamais je ne lui aurais fait de mal ! Après tout elle pouvait se les garder ses pucerons sèchés !

     

    Le Commissaire : Et comment savez-vous qu'elle avait des pucerons sèchés ? Nous avons examiné ses réserves : il n'y en avait pas !

     

    Mademoiselle Cigale : heu...

     

    Le Commissaire : Mademoiselle Cigale, vous êtes en état d'arrestation. Je vais envoyer un de mes agents chez vous voir si, des fois,  ces fameux pucerons ne s'y trouveraient pas. J'en mettrais mon aile à couper (Le Commissaire est un gros bourdon) ! Et si c'est bien le cas, vous serez accusée d'homicide.. heu je veux dire d'insecticide !

     

    Mademoiselle Cigale : Pitié Monsieur le Commissaire ! J'étais en colère mais je ne voulais pas la tuer, en tombant sa tête a heurté le coin d'un meuble , après il y avait du sang partout alors j'ai pris peur... Pitié, je voulais juste qu'elle me donne un peu de ses abondantes réserves qu'elle amassait tout l'été... juste un peu pour ne pas mourir de faim !

     

    Madame Abeille : Pour avoir des réserves, il faut travailler Mademoiselle !

     

    Mademoiselle Cigale : oh vous me tenez les mêmes discours qu'elle qui m'a même conseillé de chanter, comme si ça allait me nourrir ! Vous n'êtes toutes que des rabat-joie !


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    J'ai lu ces mots et je me suis dit que cela correspondait exactement à mon état d'esprit actuel...

     

     

     

    luigi zucchero controluce

     

    Aquarelle de Luigi Zucchero

     

     

     

    Espérant ne pas plomber un peu plus l'ambiance, je vous propose le devoir d'étoffe, (intégrer la citation suivante dans votre texte). Extrait d'une lettre de Vincent Van Gogh. (Lettres à son frère Théo de Vincent Van Gogh)

     

    "Au lieu donc de me laisser aller au désespoir, j'ai pris le parti de mélancolie active pour autant que j'avais la puissance d'activité, ou en d'autres termes j'ai préféré la mélancolie qui espère et qui aspire et qui cherche à celle qui, morne et stagnante, désespère."

     



     

    Ne stagnez pas ! Rendez-vous lundi.
     
     

     

    Le mois de janvier est un mois difficile, long. Les fêtes sont terminées :  plus la peine d'arpenter les rues à la recherche d'idées pour gâter ses proches, presque plus d'illuminations pour égayer les rues transies de brume et de givre.Le printemps est encore très loin et si les jours rallongent c'est pour mieux s'enfermer au chaud et regarder la froidure du dehors.
    La végétation est à l'arrêt, les arbres ne sont que branches noirâtres et sinistres. Les quelques oiseaux qui résistent ne font que de brêves apparitions auprès des mangeoires que les amis des animaux approvisionnent. Pourtant ils n'ont pas à craindre les chats qui préfèrent eux aussi rester au chaud.

     

    Il manque la magie de la montagne et de la neige pour rendre tout cela attrayant.

     

    C'est ce que pensait Anatole en longeant le lac près de sa maison. Un brouillard humide et glacé que quelques rayons de soleil perçaient à peine, accentuant encore le contraste, donnait un contour flou à ses berges. C'était le lac de son enfance, celui où, peu doué, il n'avait  jamais réussi à apprendre à nager. Il faut dire que ses fonds vaseux et imprécis n'avaient rien facilité.

     

    Encore un hiver de solitude encore plus marquée maintenant que son vieux chien était mort. Les voisins se trouvaient à distanc et il se surprenait à parler aux objets, pour ne pas perdre la parole. Même le facteur ne passait plus puisqu'il ne recevait plus rien à part une facture de temps en temps.

     

    Anatole, peinant sous un sac lourd, longeait les berges boueuses. L'idée que ses chaussures allaient être fichues le fit rire. On pense à des choses parfois !

     

    Arrivé à l'endroit qu'il avait choisi, celui où autrefois il pique-niquait avec ses parents et sa soeur pendant que leur père s'essayait à la pêche à la ligne. Il posa son sac et  récita tout haut  les mots de Vincent Van Gogh, peintre qu'il adorait, mots qu'il avait appris par coeur la veille :

     

    "Au lieu donc de me laisser aller au désespoir, j'ai pris le parti de mélancolie active pour autant que j'avais la puissance d'activité, ou en d'autres termes j'ai préféré la mélancolie qui espère et qui aspire et qui cherche à celle qui, morne et stagnante, désespère."

     

    Car Anatole avait pris sa décision : il allait opter pour la mélancolie active lui aussi. Arrêter de subir et désespérer. Chercher La Solution. Le seul qui l'avait retenu jusqu'à présent était Toby qu'il aurait voué à une morte lente et douloureuse que cette brave bête ne méritait pas.
    Il serait donc acteur, ne subirait plus cette absence de vie, en quelque sorte : il ouvrit son sac et en sorti l'énorme pierre déjà attachée à une corde solide qu'il se nouat autour du cou.

     

    Puis il descendit dans l'eau glacée, ses pieds s'enfonçant dans la vase molle, et avança jusqu'à ce qu'il n'eut plus pied.

     

    Sur ce, bonne journée les amis (ha ha ha ha !!)

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