• métro, boulot, dodo

     

     

    marcos beccari 1

     Marcos Beccari 

     

    Amis de province ou d'ailleurs, aujourd'hui, vous prenez le métro.

    Amis parisiens, stressés, phobiques ou adeptes de la marche à pied, tant pis, vous aussi !

    Dans votre sac, vous emportez dix mots à caser.

    N'oubliez pas de les écrire en gras ou de les sou/surligner dans votre texte pour les repérer.

    A vous de jouer, avec :

    éclat

    farcis

    musaraigne

    saison

    s'époumonait

    retentit

    machiniste

    poubelle

    document

    distingué

     

    Videz votre sac, lundi !

     

     La sonnerie retentit, le machiniste allait démarrer, tant pis , elle prendrait la rame suivante qui, elle l'espérait, serait moins bondée. Mais déjà les prochains passagers arrivaient sur le quai, l'air exaspéré. Une femme s'époumonnait à propos de quelqu'un qui l'aurait bousculée et cela s'ajoutait à des éclats de voix d'une dispute entre deux autres personnes. Elle soupira, cette saison pourrie...la pluie incessante de ces derniers mois agissait sur les nerfs des parisiens, ils avaient hâte de rentrer chez eux et ne se supportaient plus.
    Elle réussit à monter dans le métro suivant et trouva même une place assise à côté d'une monsieur distingué plongé dans la lecture d'un document. Comment pouvait on lire attentivement quoique ce soit dans un wagon bondé, elle se le demandait toujours, elle qui avait besoin du plus grand calme pour se plonger dans une lecture quelle qu'elle soit ?

    Intriguée elle loucha discrêtement sur le document et fut très étonnée que ce citadin en complet foncé s'intéressât ainsi aux rongeurs de nos campagnes : mulots, musaraignes etc.. C'était tout à fait incongru. Sûrement un original !

    Les stations défilaient. Elle avait presque toute la ligne à faire, jusqu'au terminus, avant d'arriver  chez elle. Enfin, si on voulait, car il lui restait encore un bon quart d'heure de marche sous la pluie battante avant de se retrouver au sec, au calme, d'enlever ses chaussures et ses vêtements mouillés pour enfiler une tenue confortable. Elle en rêvait ..

    Par contre il lui faudra encore penser au dîner ! Pas question de se vautrer sur le canapé avec un bon bouquin hélas. Elle savait qu'il ne restait pas grand chose. Un reste de viande d'hier, quelques légumes. Elle pourrait faire des farcis ? Pierre aimait bien ça et au moins ça lui permettrait d'utiliser les restes et d'éviter qu'ils finissent à la poubelle ! Elle n'aimait pas jeter de la nourriture.

    Allons courage.. vers 21 heures sa journée devrait être enfin finie.....


  • Commentaires

    1
    Lundi 4 Juin à 19:08

    Métro-boulot-dodo dans toute sa splendeur ! Certains font jusqu'à trois heures de transports en région parisienne entre la maison et le travail...

    Merci, Colombine de ce documentaire toujours d'actualité !

    2
    Sophie
    Mardi 5 Juin à 10:54

    J'oublie quelquefois de venir te lire le lundi, et c'est dommage.

    C'est super bien tourné et la relation "comme vécue" d'une journée ordinaire d'une femme qui travaille. J'essaierai de ne pas t'oublier lundi prochain.

    3
    julie
    Mercredi 6 Juin à 11:46

    Je croirais lire la journée type de mes nièces...Tout à fait ça...Bravo.

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