• Duplicité

     

     

     

    viktor Tsvetkov la balade a bicyclette 1965

     

     

     

    (Je ne comprends pas : c'est la troisième fois que sa chaîne saute et pourtant je l'avais  bien fixée, surtout la dernière fois. Enfin je suis drôlement content qu'elle s'adresse à moi)

    - Je ne sais pas comment tu te débrouilles Léa, ce vélo était à ma cousine et ça ne lui arrivait jamais ! "

     

    "Ah bon ? Chais pas ..."

    (normalement Antoine devrait justement passer là, faites qu'il passe et qu'il me voit avec Hubert à mes genoux. J'ai fait exprès de mettre ce short ultra court. Il va enrager que je ne lui ai pas demandé à lui)

     

    (elle a vraîment de jolies jambes. De là où je suis j'ai une vue imprenable. Oh ce que j'aimerais les caresser)

    "Tu fais quoi samedi soir Léa ?"

     

    (samedi soir ? Il y a la boum d'Adèle, je sais qu'Antoine y sera, la moitié de la classe est invitée, et s'y j'y arrivais avec Hubert ? Quelle super idée ! Bien joué ma Léa !)

    " Justement je suis invitée à la boum d'Adèle . Tu ne la connais pas ?"

     

    " De loin mais on n'est pas vraiment copains"

     

    "Je suis sûre qu'elle ne verrait pas d'inconvénient à ce que tu viennes avec moi"

     

    (elle veut que je l'accompagne !!! Ca marche à fond ! Elle veut sortir avec moi c'est sûr ! Je suis trop content !)

    "Avec plaisir ! Je passe te prendre à huit heures, ça te va ?"

     

    "D'accord"

    (non, il ne passe pas, tant pis, je l'aurai samedi, c'est encore mieux. Je vais me coller à Hubert en dansant, il va en être vert. Après restera à le cueillir, ha ha !)

     

    "Voilà j'ai fini avec ta roue"

    (je suis sûre que c'est elle qui la desserre pour me voir, oh là là... mais pourquoi toujours à cet endroit précis ?)

     

    "Merci Hubert"

    (il va peut être falloir que je change de tactique, il va finir par comprendre que c'est moi qui la desserre la roue mais c'est raté cette fois, Antoine n'est pas passé, il a peut être été collé ?)

     

    "Mais dis donc Léa, et maintenant là, tu as un programme ?"

     

    (Oh là, il va pas devenir collant lui !! Déjà que je vais peut être être obligée de lui rouler un pelle samedi soir pour bien énerver Antoine ! Ca suffit bien comme sacrifice ! )

    "Oh oui Hubert, j'ai promis à Maman de l'accompagner au supermarché pour l'aider. Mais on se voit samedi hein ?"

     

    "Heu... oui bien sûr Léa"

    (comme ça va être long d'attendre samedi : trois jours...pffff)

     

    "Alors à samedi et merci pour mon vélo ! "


  • Commentaires

    1
    Mardi 15 Mai à 09:59

    Dans le triangle, il y en a toujours un qui morfle mais ce n'est pas forcément celui qu'on croit. Peut-être qu'elle va se retrouver seule la gamine !...

    Bises.

    Et merci pour les lecteurs, gente colombe !

    2
    julie
    Mardi 15 Mai à 11:00

    Tes récits sont toujours marrants. Tu sais à quoi me fait penser ton texte ? Au sketch de Sophie Daumier et Guy Bedos, la drague...Tu t'en souviens ? Ah, ces femmes machiavéliques, combinardes.

      • Lundi 28 Mai à 16:47

        ah oui, j'avais même vu ce sketch au théâtre, il y a fort longtemps. Ils étaient jeunes tous les deux (et...heu.... nous aussi, mdr !)

    3
    Mardi 15 Mai à 19:23
    Gwen

    Le pauvre Hubert pense que Léa le drague... mais comment pourrait-il penser autre ment ? La petite peste pourrait en être pour ses frais... Enfin... je l'espère !

     

     

     

    ...

      • Lundi 28 Mai à 16:48

        Difficile quand on est le "bon copain" de changer de statut...

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